Le livre d'or des artistes |
Le mot de
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 | Le mot de - Julien Girard |  |
(Essai 1, cogitant dur…) Les copains d’abord… L’écho peint d’abord… hmmm L’écope Inde à bord…Ca craint. Lait qu’aux pains d’abhorrent…Mouais. Bon, laisse tomber.
(Essai 2, écharpe au vent, larme à l’œil et prenant la voix de Frédéric Mitterrand) Les Copains D’abord, c’est avant tout une extraordinaire épopée, l’histoire de quelques amis qui ont su se serrer les coudes pour faire d’un coin méchamment inconnu (faut quand même se rappeler que c’est à Salbris merde) une sorte de Mecque du zicos. Blablablablablabeurk…Pffff, sans intérêt.
(Essai 3, résigné) « Non ce n’était pas le radeau De la méduse ce…
(Puis, se ravisant, détale à grands pas…)
 | | (Dernier essai, ému et piquant le concept de Georges Perec) Je me souviens de la première fois qu’on m’a parlé des Copains d’abord. Je me souviens avoir envoyé une maquette que je trouvai médiocre, sans y croire vraiment. Je me souviens ensuite d’être venu à Salbris pour rencontrer le type qui tenait ça. Je me souviens de Manu. Je me souviens être entré, vraiment timide, et prêt à déballer pour une énième fois la sempiternelle phrase du chanteur débutant : bonjour, je m’appelle X, je suis auteur compositeur interprète et je voulais savoir si vous aviez eu un moment pour écouter la démo que je vous ai envoyée la semaine dernière » (*) Je me souviens, Manu, que tu ne m’a pas laissé le temps de la dire et que tu m’as regardé dans les yeux en prononçant mon nom (Ben évidemment, il y avait ma photo sur la maquette que je t’avais envoyée et tu m’avais reconnu, quel abruti !) Je me souviens que tu m’as dit immédiatement que tu avais beaucoup aimé et que tu n’avais pas entendu quelque chose d’aussi chouette depuis… (tu sais qui). Je me souviens avoir eu ma première programmation aux Copains d’Abord (Yeeees !!!) Je me souviens avoir joué devant un public presque inexistant, probablement peu impressionné par ma prestation. Je me souviens être reparti un peu flagada en me disant que je devrais peut-être plutôt opter pour une carrière de boucher charcutier. Je me souviens d’un certain coup de fil, quelques semaines plus tard, qui me proposait de faire la première partie d’un mec qui s’appelait Bénabar. Je me souviens avoir réprimé une érection au téléphone, puis avoir dit oui, avec plaisir. Je me souviens de ce concert et je me souviens de ce public. Je me souviens de l’équipe des Copains d’abord et des after bien arrosés. Je me souviens avoir rencontré là un petit gars décoiffé qui m’accompagne aujourd’hui sur scène et qui est devenu un de mes meilleurs copains. Je me souviens que j’ai l’impression d’être chez moi lorsque je joue aux Copains ou quand tu me donne la permission de m’asseoir derrière le bar avec mes pieds sur l’évier tout en me servant moi-même de la bière, comme si c’était moi le tenancier. Je me souviens que toi et ton équipe vous savez donner sans rien attendre en retour.
Je ne me souviens pas vous avoir remercié pour tout ça…
Julien Girard.
(*) Extrait de l’encyclopédie générale « Les affres terribles et indicibles de l’artiste solitaire et incompris » Volume MMCCCXXVIII.
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 | Réactions à cet article
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Réaction n°1 |
par Natlamarmotte
le 23/04/2008 @ 23:18
Message très touchant de la part d'un artiste génial que j'ai découvert pendant le Printemps de BOURGES (et oui, seulement maintenant, je sais, j'ai perdu du temps...!) Alors MERCI à vous de l'avoir lancé, MERCI à vous d'être là ... |
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